EDITORIAL DE JANVIER 2022

Meilleurs vœux 2022 !

Dans les années 60, on parlait de la « nouvelle vague », pour toute une génération de jeunes réalisateurs d’un cinéma d’auteur, moderne, engagé, pertinent et impertinent.

Aujourd’hui, l’expression sert à désigner les flux successifs de la pandémie de Covid qui affecte nos sociétés : nous en sommes ainsi à la 5ème vague, dont certains prédisent le pic pour la fin du mois, le ralentissement en février, la fin en mars, .. et à nouveau une 6ème  vague pour le mois d’avril etc..

Nous nous mouvons ainsi au rythme des marées, de restrictions en permissions successives, au fil des jours et des nouveaux noms grecs de variants. Mais que nous apprennent sur nous-mêmes ces nouvelles vagues qui se succèdent ? les films de Truffaut ou de Godard éclairaient à chaque fois des nouveaux aspects de nous-mêmes, et nous apprenaient à avancer dans la vie.
Au début de cette nouvelle année épidémique, il est non seulement permis mais requis de rêver : l’utopie n’est-elle pas « la matrice de l’histoire » (José Bové) ?

Ainsi nous imaginons avec plaisir des vagues nouvelles de conscience, qui suivraient le rythme de ces vagues épidémiques successives. A chaque nouveau pic de contaminations : un nouveau pic de connaissances, à chaque nouvelle vague : de nouvelles découvertes qui nous rendraient plus sages.
En voyant les choses d’encore plus haut au-dessus de l’océan, les vagues ne sont qu’une agitation apparente à la surface de l’eau, tandis qu’en profondeur les grands fonds restent calmes et immuables. Observons donc ces nouvelles vagues comme au cinéma, en faisant certes ce qu’il faut, mais en se demandant surtout ce que le metteur en scène a voulu nous dire.

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