EDITO 1er semestre 2026
Bonjour à toutes/tous,
« C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière ».
Vous savez que j’aime relier, chaque fois que c’est possible, la philosophie à l’action. Aujourd’hui plus que jamais, dans un monde qui s’obscurcit et abaisse son niveau de conscience et de réflexion, il est nécessaire de se battre .. mais pour l’épanouissement de la personne humaine et des organisations qu’elle produit. Objectif à décliner au plan individuel, sous-collectif, et collectif ; dans tous les secteurs, professionnel, personnel, et associatif.
Dans le monde professionnel, qui est l’objet de ce blog, « croire à la lumière » ne signifie surtout pas succomber à l’angélisme, ou à la stérilité des seules bonnes intentions : celles qu’on voit souvent formulées dans les valeurs des « projets d’entreprises » mais si peu appliquées ensuite dans le concret des services.
Les organisations professionnelles ont besoin aujourd’hui d’une efficacité renforcée, d’un humanisme social musclé, d’un réformisme volontariste ..et partagé. La lumière en management, c’est le portage de la co-construction, le soutien de dispositifs incitatifs de sens au travail. C’est l’inverse du verticalisme centralisé, qui inéluctablement tombe dans la servitude -volontaire ou pas-, dans la dépendance aux caprices du chef, dans l’abandon de sa liberté au profit de bénéfices superficiels et aléatoires. Ce qui ne veut pas dire que la participation, la culture de la qualité, l’attention aux personnes dans l’entreprise, ne doivent pas être encadrées, respectueuses des règles, et organisées avec riguer : la vraie liberté, c’est le contraire de la bordélisation, la vraie parole c’est le contraire du chahut.
Dans cette évolution constructive, les managers ont un rôle majeur à jouer. Ils sont les artisans d’une dynamique professionnelle, qui puise ses racines dans un fondement existentiel. Nous savons depuis Crozier (1971) que « le changement ne se décrète pas, il se partage » ; nous savons depuis Miramon (1998) que « l’un des rôles majeurs du manager, c’est d’être porteur d’Espérance », l’espérance que les choses peuvent toujours s’améliorer, les hommes se réaliser, les organisations se perfectionner.
Jean-Philippe Toutut, mars 2026

